Journal d'un cinéphile : Nuit des 40 ans de Mad Movies - Part 4 (New-York 1997)
Film n°17 : New-York 1997 (Escape from New-York) - John Carpenter - USA - Cinéma - V.F (re !!!)
Après une nouvelle fournée de bandes-annonces régressives (Terminator, Robocop, Les Aventures de Buckaroo Banzaï, Mortal Kombat…), il est l’heure pour Snake Plissken, l’anti-héros du film de John Carpenter incarné avec classe et nonchalance par le génial Kurt Russell, de débarquer sur l’écran.
Une fois encore, le film est présenté en version française !
Brin !
Bon, le doublage est meilleur que sur le film de Tobe Hooper (avec la voix si familière du doubleur attitré de Kurt Russell) et la copie 35mm dans un état plutôt satisfaisant. Seul bémol : la bande sonore !
Le son est comme étouffé, et je suis presque certain qu’il manque carrément une piste audio, certains bruitages et sons d’ambiance étant tout simplement absents !
Brin et re-brin !
Bon, allez, faisons abstraction de ce défaut autant que possible et profitons du western post-apocalyptique de Big John !
L’histoire est simple : dans le futur (en 1997, donc !), l’île de Manhattan est devenue une immense prison à ciel ouvert dans laquelle sont livrés à eux-mêmes des milliers de détenus. Alors que l’avion du président des USA s’y écrase, un redoutable soldat hors-la-loi, Snake Plissken, y est envoyé pour le récupérer, en échange de sa libération.
Le réalisateur John Carpenter a souvent expliqué qu’il s’était lancé dans le cinéma dans le but de mettre en scène un western. Mais curieusement, en plus de 30 ans de carrière, le cinéaste new-yorkais n’a jamais dirigé de western à proprement parler, avec cow-boys, indiens, chevaux et grands espaces. Pourtant, presque tous ses films sont placés sous l’influence du genre, narrativement et esthétiquement : que ce soit les Grands Espaces de Starman, le désert de Vampires et ses hordes de goules, l’assaut d’un commissariat dans le bien nommé Assaut, les exemples sont trop nombreux pour être tous cités ici !
New-York 1997, et sa suite Los Angeles 2013, n’échappent pas à la règle et, sous leur atours de film de science-fiction, sont aussi et surtout des westerns. Un héros iconique (le bandeau sur l’œil, la veste, les bottes, le cigare et le gun) et peu loquace, qui doit partir en terre « sauvage » pour récupérer un homme et lutter pour sa survie, le tout dans un beau format Scope.
La présence au casting de l’acteur Lee Van Cleef, abonné des western-spaghettis des années 60-70, est un bel hommage au patrimoine cinématographique qu’affectionne particulièrement le réalisateur.
Dommage pour la bande-son un peu pourave, qui me gâche un peu le plaisir de découvrir sur grand écran ce génial film, désormais culte, de John Carpenter (qui signe ici le scénario, la mise en scène et la musique !).
« J’te croyais mort, Plissken », disent à Kurt Russell tous les personnages qu’il croise sur sa route au long du film.
Mais il n’est pas mort.
Et nous non plus, même si la fatigue commence à s’installer un peu.
Il est 2h du mat’ et il fait toujours aussi chaud dans la salle de cinéma, qui, à notre grande surprise, est tout aussi remplie qu’en début de soirée.
Allez, un peu d’air et une petite clope, histoire de garder les neurones actives !
TO BE CONTINUED...
un hommage à l'anti-héros "Snake Plissken" !
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