Journal d'un cinéphile: Un dimanche sous la couette-Part3 (Zombieland)
Dimanche 24 juin 2012 :
Film n°24 : Bienvenue à Zombieland (Zombieland) – Ruben Fleischer – USA – 2009 – DVD
Résumé :
Suite à une mutation de virus, les humains sont transformés en zombies. Colombus et Tallahassee, deux survivants que tout oppose, sillonnent les routes et affrontent les infectés qui grouillent aux quatre coins du pays. Au cours de leur périple, ils font la connaissance de deux jeunes femmes, Wichita et Little Rock, qui ont décidé de rejoindre un parc d'attractions sur la côte ouest des États-Unis.
Bon, allez, après ce petit intermède télévisuel bien de chez nous avec le film de Michel Blanc, place aux zombies ! Parce qu’on ne se refait pas !
Soit Jesse Eisenberg, le type qui joue Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook dans le film de David Fincher, en geek coincé (!) mais pro de la survie en milieu hostile. Comme Shaun of the Dead, le film est une « zombédie », ou « Zom-Com », accompagnée et rythmée par la voix off du personnage, qui commence par énoncer un certain nombre de règles à suivre pour rester vivant dans ce monde post-apocalyptique infesté de créatures avides de chair fraiche.
Règle n°1 : L’endurance.
Et le personnage d’être poursuivi par une horde d’infestés !
Règle n°2 : La double-dose.
Parce que deux coups de fusil valent toujours mieux qu’un !
Règle n°3 : Méfiez-vous des toilettes.
Quand faire la grosse commission devient très dangereux !
Règle n°31 : Vérifier la banquette arrière.
Parce qu’il y en a toujours un, qui surgit, comme ça, de nulle part !
Le film joue le côté décalé, un peu BD, un peu clip, par des effets de typographie, de montage et de bande-son. A l’image du générique de début, en extrême ralenti (tiens, comme dans le film de Lars Von Trier chroniqué précédemment ici) sur un bon gros morceau de Metallica, tout ça est très tape-à-l’œil, manquant un peu de finesse et parfois un peu vain.
Mais il y a quand même le génial Woody Harrelson (Tueurs-Nés, Larry Flint, A Scanner Darkly), iconique à souhait avec son Stetson, son fusil et ses bottes, véritable cow-boy à l’accent très prononcé et obsédé par les gâteaux Twinkies.
Columbus (Eisenberg) et Tallahassee (Harrelson), forment un duo qui fonctionne bien, dans la grande tradition du « buddy-movie », où deux personnages aussi différents qu’opposés sont forcés de coopérer et finiront par s’apprécier, voir être inséparables.
Bon, et puis il y a cette scène avec le génialissime Bill Murray, totalement incongrue et gratuite, mais carrément jouissive ! Les protagonistes se retrouvent donc à arpenter un Hollywood à l’abandon, visitant les vestiges des villas de stars à Beverly Hills, et choisissent de visiter celle de l’acteur Bill Murray, célèbre pour ses rôles dans S.O.S Fantômes, Un jour sans fin ou Lost in Translation.
Surprise ! Bill Murray est bien là, en robe de chambre ! Il n’est pas mort, et n’est pas un zombie ! Du moins pas encore !
« Bill – fuuuuuucking – Murray !!!!! », s’exclame le personnage de Woody Harrelson, qui n’en revient pas de rencontrer enfin son idole.
Bref, la scène est poilante, et justifie presque à elle seule de regarder le film, alors je ne vais pas la spoiler !
Mais le film n’est pas exclusivement un buddy-movie, un autre tandem de choc vient s’ajouter à cela, avec les deux personnages féminins. Et qui dit fille, dit romance. Celle qui se noue entre Columbus et Wichita, ado rebelle et craquante, est un peu téléphonée et superficielle.
Donc, pour résumer, tout ça est fun, énergique et inventif, mais un peu vain et gratuit.
Allez, on éteint maintenant, parce que demain c’est lundi !
En bonus, l'excellent générique de début du film :
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