Journal d'un cinéphile - Films n°9 & 10 : Halloween 4 et 5
Samedi 26 mai :
Halloween 4–Le Retour de Michael Myers (Halloween 4 : The Return of Michael Myers) – USA – 1988 – DVD
Mardi 29 mai :
Halloween 5–La Vengeance de Michael Myers (Halloween 5 : The Revenge of Michael Myers) – USA – 1989 – DVD
Suite et fin (du moins pour l'instant), de mon marathon consacré à la saga Halloween.
Et le 3ème épisode, alors ?
Et bien le 3ème film, intitulé Halloween 3 : Le sang du Sorcier (1982), est à part dans la saga, mettant en scène une histoire de sorciers maléfiques sans rapport avec les mésaventures macabres de Michael Myers et consors.
Et le 6ème, et le 7ème, et le 8ème, et les remakes ?
Et bien, à ma grande surprise, le 6ème opus n'est jamais sorti en DVD à ce jour ! Il s'apprête à sortir en Blu-Ray, mais je ne pousserais pas la curiosité jusque-là (du moins pour l'instant!).
J'ai bien l'intention de voir la suite de la saga, car Michael Myers finira bien par repointer le bout de son couteau sur ce blog !
Bon, alors, le 4ème, ça donne quoi ?
Halloween IV –Le retour de Michael Myers
Résumé :
Dix ans ont passé depuis le massacre d’Haddonfield lors de la nuit d’Halloween. Le meurtrier Michael Myers est toujours vivant. Gravement brûlé et dans le coma, il doit être transporté ce soir-là dans une prison fédérale. Mais pendant le transfert, il se "réveille" et s’enfuit. Le monstre est à nouveau lâché, et il est sur les traces de sa nièce de 6 ans.
Le 4ème opus, produit 10 ans après l’original, porte donc le sous-titre explicite de « return of Michael Myers ». Back to business, baby !
Mais entre-temps, les choses ont un peu changé, le genre du slasher a été exploité à fond, le film copié à maintes reprises. Les années 80 sont passées par là. Nouvelle esthétique, nouveau rythme. Nouvelle musique et nouvelles coupes de cheveux !
Tout à coup, la mise en scène est beaucoup moins classe. Adieux le format Scope qui isolait les personnages dans le cadre et les entourait d’obscurité, bonjour le 16/9ème !
La caméra ne flotte plus, n’explore plus, ne traque plus. Le découpage est classique, les personnages sans grande saveur, à l’exception de Jamie Lloyd, interprétée avec brio par la jeune Danielle Harris.
Il y a plus d’action, plus de meurtres, mais paradoxalement beaucoup moins de tensions.
Le Dr Loomis est toujours là, plus vieux et fatigué, réduit à débiter à longueur de temps des répliques qui tombent à plat (« it’s not human ! It’s evil ! Pure evil ! » - change de disque, Samy !!).
LA bonne idée du film : lorsque la petite Jamie Lloyd choisi comme costume d’halloween celui d’un clown, presque identique à celui porté par le petit Michael Myers en 1963 lors de son meurtre inaugural.
(SPOILER)
La fin du film la verra d’ailleurs assassiner à coups de couteau sa sœur, en reprenant le procédé du plan-séquence en vision subjective qui ouvrait le 1er opus, comme pour boucler la boucle. Le Mal n’a pas été détruit, il a été transmis.
(FIN SPOILER)
Et puis le personnage de Jamie Lee Curtis n’est plus de la partie, et l’on apprend alors au détour d’un simple dialogue qu’elle est décédée dans un accident. Pfff !!! tout ça pour ça !!
Bon, ça commence à sentir un peu mauvais tout ça…
Mais quand même, y s’passe quoi dans la suite ?
Halloween 5-La Vengeance de Michael Myers
Résumé :
Les événements se déroulent 1 an après le dernier meurtre de Michael Myers, alors que la jeune Jamie est devenue muette et hospitalisée. Lorsque le monstre sort de son coma, le lien télépathique qui les lie tous les deux depuis que Jamie a posé la main sur son demi-frère se met en alerte. Michael est de retour. Et il a bien l’intention de se venger.
Bon alors, il donne quoi, cet épisode ?
La mise en scène est un petit peu plus ambitieuse que dans l’opus précédent, la photographie plus travaillée, le montage parfois surprenant.
Les personnages, loin d’être passionnants, sont un peu plus originaux, un peu plus décalés et les acteurs plus convaincants. Les meurtres sont également plus recherché et Myers fait dans l’originalité (fourche, faux) !
Toujours un Big Up à Danielle Harris, qui rempile dans son rôle de la jeune Jamie, moteur des scènes les plus intéressantes du métrage.
Le Dr Loomis rempile une nouvelle fois, plus fatigué et plus ambigu, mais plus déterminé que jamais à mettre fin aux actes de celui qui est comme un fils pour lui, malfaisant certes, mais qu’il tente même de raisonner. La relation des deux anciens de la franchise est intéressante, Loomis s’adresse directement à Michael en l’appelant par son prénom, tentant d’établir un lien affectif avec lui. Leur face à face non-violent, aussi bref qu’intense, est un bon moment de tension du film, tout comme celui entre Myers et Jaimie où il va même jusqu’à retirer son masque et lui montrer son visage (que nous ne verrons pas, nous, spectateurs).
Un épisode qui tente de rendre plus humain le tueur monolithique Michael Myers, de lever un peu le mystère autour du personnage.
La poursuite finale dans la maison originelle de la famille Myers, devenue une ruine, est assez réussie, tant au niveau du montage, de l’ambiance et de la tension. « There’s nothing like home… »
(SPOILER)
La fin est un peu nébuleuse, on comprend que Myers s’échappe du commissariat dans lequel il est retenu, mais les circonstances de cette évasion sont un peu floues…
(FIN SPOILER)
Un épisode assez surprenant, pas totalement réussi, mais contenant quelques bonnes idées et trouvailles.
Bon, voilà pour mon marathon Halloween !
Je vais laisser Michael Myers de côté un moment, le temps qu'il reprenne ses esprits, mais je sais bien qu'un jour, il sera de retour...